J'ai été trompé



Mecha Bazdarevic, qui est en contact avec les Tunisiens de l'Etoile du Sahel, considère que le poste d'entraîneur du FC Sochaux lui avait été promis.


Mecha, quelle est votre situation aujourd'hui ?

Aujourd'hui, je cherche un travail, une porte de sortie après l'épisode sochalien. Mais maintenant, à cette période de la saison je n'ai plus trop le choix. J'ai un contact sérieux avec un club tunisien ë(NDLR : l'Etoile du Sahel) à qui je dois rendre visite ce week-end. L'important est de trouver un travail pour oublier ce qui s'est passé durant ces six derniers mois.


Justement que s'est-il passé exactement avec le FC Sochaux ?

Je suis devenu un peu naturellement un candidat pour le poste d'entraîneur, à la fin du mois de mai. A cette époque j'ai été convoqué au stade Bonal par Jean-Claude Plessis et par Bernard Genghini. L'entretien s'est très bien passé. Le président m'a dit : « Ecoute, tu connais la situation. Tu te prépares. Si le problème de Guy Lacombe est réglé, on t'appelle ». Ce n'était pas une petite promesse du bout des lèvres, mais quelques chose de ferme. Il m'a clairement dit : « Mecha, tu vas être l'entraîneur ». On a été jusqu'à parler du fonctionnement du poste par rapport au staff et à Bernard (Genghini), de l'adjoint à choisir, jusqu'au salaire. Moi, j'étais très content car c'est vrai, j'avais une grande envie de diriger cette équipe, de retrouver Bernard, Philippe (Anziani) et tout le monde. Après l'entretien, on s'est mis à travailler avec Bernard, à préparer la saison à venir, à condition que Guy Lacombe soit parti.


Et après, commença l'attente ?

J'ai pris des nouvelles, mais le président était rassurant, car le problème de Guy Lacombe n'était pas réglé. D'autant que des gens comme Denoueix ou Muller avaient refusé le poste. Je me disais qu'il ne restait plus que moi.


Quand avez-vous compris que le poste allait vous échapper ?

Pas par le club, en tout cas. J'ai compris très tardivement, il y a dix jours environ, par un joueur de Cherbourg que je connais. Il m'a annoncé que l'entraîneur partait vers Clermont et que finalement, Dominique Bijotat n'était pas sûr de rester. A ce moment, j'ai tout compris.


La déception était énorme ?

Ce qui me fait mal comme jamais c'est le manque de respect dont j'ai été victime. On m'a trompé dans cette histoire comme un inconnu, comme si je n'étais rien pour ce club. Personne ne m'a jamais appelé pour me dire que ce n'était pas moi. J'aurais été déçu, mais avec quelques explications, j'aurais compris.


Des occasions ratées


Il est probable que le président Plessis ne sera pas d'accord avec votre version des faits...

On s'est rencontrés de nouveau mercredi matin. Il m'a dit qu'il ne m'avait jamais rien promis, alors que la rencontre et l'entretien se sont faits devant plusieurs témoins. C'est ça le pire, on veut me faire passer pour un menteur et ça fait mal. C'est un manque de respect envers moi et ma famille. J'ai été trompé.


Pensez-vous avoir fait preuve de naïveté ?

Non, parce que le club avec qui j'étais en négociation était le FC Sochaux, c'est-à-dire ma vie, mon club à qui j'ai consacré seize ans. Je lui reste d'ailleurs complètement fidèle. Je n'en veux pas au FC Sochaux, je respecte énormément ce club et Peugeot qui m'ont énormément apporté. J'en veux seulement à une ou deux personnes cachées qui cassent le travail des autres et qui influent le président. Fernandez, Lacombe, Gillot en ont été victimes. Dominique Bijotat n'est pas en cause dans cette affaire. C'est un ami, quelqu'un que je respecte beaucoup. Mais pourquoi lui offrir cette chance et pas à moi ?


C'est un rêve qui s'effondre ?

C'est surtout un long travail. Il y a quatre ans, le président Plessis m'a dit : « Passe tes diplômes ». J'ai fini major. Ensuite, il m'a dit : « Pars faire très preuves ailleurs « . J'ai pris Istres et je l'ai monté en L1, ce qui n'est pas un mince exploit.


Cette attente vous a fait rater d'autres postes ?

Pas celui de Caen. De toute façon, je n'y serais pas allé, à cause d'un problème d'adjoint. Mais des clubs de L2 française et un grand club belge m'ont fait des propositions que j'ai refusées à cause de Sochaux. Maintenant, je sais que j'aurais dû les accepter.

Propos recueillis par Philippe SAUTER pour l'Est Républicain

 
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