« Pas d'état d'âme »



Toujours dans l'attente d'une réponse officielle du FCSM, Mecha Bazdarevic se tient prêt à relever le défi de succéder à Guy Lacombe.

Le n°10, il le portait sur le terrain. Aujourd'hui, Mecha Bazdarevic ne se formalise pas du dossard de dixième entraîneur possible parfois attribué sur la liste des successeurs potentiels de Guy Lacombe : « Numéro 5 ou 10, peu importe. Mon nom a été cité, c'est l'essentiel. Il est normal que les dirigeants sochaliens prennent le temps de réfléchir avant de procéder à un choix aussi important. Bien sûr, je préférerais me trouver en tête de liste. Cependant, je n'ai pas d'états d'âme. Si on m'appelle, je suis prêt à m'engager à fond dès le premier jour. Mais il faut déjà que le départ de Guy soit réglé... ».

En contacts avancés avec Caen, l'ancien joueur sochalien avait finalement refusé de partir en Normandie, ayant rencontré auparavant Bernard Genghini et Jean-Claude Plessis. Depuis, la situation n'a officiellement pas évolué. Mais à force de voir les autres solutions (Le Guen, Denoueix, Muller, Ricardo...) capoter, son nom reste forcément d'actualité.

Et s'il aimerait être fixé le plus rapidement possible, alors que la reprise de l'entraînement est fixée au 23 juin, il voit paradoxalement dans cette urgence un avantage : « Je connais très bien le club, les joueurs, les jeunes, l'environnement. Cela ferait forcément gagner du temps à tout le monde... ». Accessoirement, son salaire largement inférieur à celui de Guy Lacombe (évalué dans une fourchette de 40.000 à 50.000 euros mensuels) constituerait un autre atout dans la balance...

« Rien ne me fait peur ! »

L'expérience istréenne, marquée par une accession lui ayant valu le titre de meilleur entraîneur de L2, s'est achevée dans un contexte délicat fin décembre. Depuis, Bazdarevic a voyagé, s'est imprégné de diverses méthodes de travail.

Aujourd'hui, la solution sochalienne demeure pour lui la seule issue afin de s'asseoir rapidement sur un banc. Et sa volonté d'unir sa destinée à celle du club de son coeur suffit à effacer tous les obstacles. Notamment celui d'un recrutement effectué en l'absence d'un nouvel entraîneur : « Des gens très compétents ont travaillé sur plusieurs dossiers. Il reste à finaliser certaines choses. Lorsque j'entends parler de Bruno Cheyrou par exemple, cela me semble un très bon choix. Si je suis le futur entraîneur sochalien, je demeure persuadé qu'il existera les moyens de réussir une bonne saison. Même s'il est vrai que Sochaux n'a pas souvent modifié autant son effectif ces dernières saisons. C'est le moment d'impulser un nouvel élan, je pense avoir les qualités pour cela et je me sens motivé à 200 %. Rien ne me fait peur ! ».

En cas d'arrivée à Sochaux, Bazdarevic emmènerait très certainement Stéphane Gili, son adjoint à Istres, dans ses bagages. Même s'il se déclare prêt aussi à travailler le cas échéant avec Philippe Anziani par exemple. Maintenant, la balle se trouve dans le camp des dirigeants sochaliens. L'heure du choix semble désormais imminente...

Jean-Marc LANOIR pour l'Est Républicain
 
Page précédente

Plan du site  -  Recherche  -  Recherche sur le forum  -  Besoin d'aide ?  -  Contacts
Copyright © 2003 - 2009   www.bazdarevic.net